REGARD DE PHOTOGRAPHE

Cette situation inédite me questionne. Quel est mon devoir de photographe ? Comment faire devoir de mémoire sans mettre en danger les autres ?

Témoigner ou confiner ?

Confiner. Se confiner. Cette situation m’oblige à me recentrer sur l’essentiel, à accepter de prendre du temps pour moi, ma famille, mes voisins et mes amis. Craindre l’autre est à l’opposé de mon éthique professionnelle. Photographier, c’est essayer d’aller vers l’autre, de le mettre à son avantage, d’admirer son humanité et ses compétences.

Témoigner. Ou au moins constater. À l’arrêt aujourd’hui dans la relation aux autres, je peux porter un constat. Un constat visuel sans intentions si possible. Ne garder qu’un minimum de choix esthétique, ne garder que ce qui ne paraît pas surfait face à l’urgence.

Elections, Dimanche 15 mars , je vote dans ma commune de Gruson. 

Face au covid-19 les directives de distances sont scrupuleusement respectées, m’inquiètent et me rassurent. Images insolites qui interpellent et qui me font doucement prendre conscience de la gravité de la situation.

Lundi 16 mars

En déplacement près du CHR de Lille, je remarque de nouvelles pancartes.

Un commentaire sur « Photographe : un devoir de mémoire »

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